4 adolescentes à Molenbeek
Mégane Crabbé, Sofia Fernandes, Katia Gomes, Alizée Vlèminckx
Étudiantes au Centre Scolaire Ma Campagne
L’ESSENTIEL
Afin de constater si les propos lu dans la presse sont véridique et en sachant la polémique autour de l’insécurité de cette commune Bruxelloise, nous avons décidé d’aller sur place pour recueillir de plus ample information et avoir notre propre opinion.
Jeudi 29 septembre 2011, en
début d’après-midi sous un soleil bien présent, nous sortons de l’école et allons commencer notre escapade en partant de compte de Flandre. Il est 10h45. En sortant de la station de métro, nous avons pour commencer fait une photo de groupe et après avoir reçu les consignes de Monsieur Pleeck, notre professeur de Sciences Humaines, nous avons formé des groupes de 3 ou de 4 afin de mener notre enquête.
Le temps nous est compté, mais avant de nous mettre au travail, nous nous sommes assise et avons préparé des questions pour pouvoir interviewer tels des journalistes différents types de personnes se promenant sur la place Saint-Jean-Baptiste, où il y avait le marché ce jour-là.
«S’il y a beaucoup de vols c’est parce qu’on ne nous donne pas de travail et on se sent exclu».
Après avoir préparé nos questions les plus neutres possible, nous avons tout d’abord interrogé deux policiers en service dans une rue parallèle au marché. Ils nous ont déclaré que c’est une commune difficile par certains endroits mais qu’il n’y a pas de nationalité pour la connerie humaine.
«A Molenbeek, il y a une partie où sont très fréquent les vols avec violence face to face avec la victime (vols de chaines, sacs etc.) et une autre partie où c’est plus concentré dans les cambriolages à domicile». Ils nous ont aussi déclaré qu’il y a un réel manque de respect envers les policiers et que ce n’est pas toujours facile.
Nous voulions ensuite, nous diriger vers le marché. Mais entre-temps, quatre jeunes maghrébins posés contre une façade d’une habitation, ayant remarqué que nous étions à la recherche de personnes à interviewer, nous ont interpellé en voulant eux-mêmes se faire questionner. Nous n’avons donc pas hésité à les interroger afin de voir leur point de vue concernant la commune dans laquelle ils vivent depuis toujours. Ils nous ont donc confié «On ne se sent pas en danger ici, il n’y a pas mieux comme commune. S’il y a beaucoup de vols c’est normal chacun sa merde, c’est parce qu’on ne nous donne pas de travail et on se sent exclu». Mais aussi «Pour la presse il suffit qu’il y ait une violente bagarre entre 2 personnes pour parler de tout Molenbeek comme étant une commune à problèmes, il y a trop de généralisation et c’est pour ça que notre commune est mal vue».
Après cela, nous nous sommes mélangées parmi la foule se baladant dans le marché. Ainsi, nous avons pu observer que la majorité de la population présente autour de nous était surtout d’origine étrangère et plus précisément d’origine maghrébine. De plus, nous avons également pu constater que 9 personnes sur 10 ne parlaient pas le français mais bien leur langue d’origine.
«Je me sens plutôt bien ici, les gens sont gentils. En revanche, je ne sors pas le soir car il y a trop de garçons en rue et je ne suis pas à l’aise».
Suite à cette petite balade, nos ventres criaient famines, nous avons donc décidé de sortir de la foule et de nous installer tranquillement dans un snack turc que nous avons vu non loin du marché. En attendant de se faire servir, nous en avons profité pour faire une petite mise en commun sur nos impressions de chacune jusqu’ici.
Une fois nos ventres pleins, nous sommes reparties pour interviewer encore quelques personnes. Sur notre chemin, nous avons croisé une jeune demoiselle grecque de 25 ans qui habite à Molenbeek depuis 3 semaines. Elle a bien voulu nous dire son ressenti de la commune où elle habite désormais. «Je me sens plutôt bien ici, les gens sont gentils. En revanche, je ne sors pas le soir car il y a trop de garçons en rue et je ne suis pas à l’aise».
Il est à présent 13h15, l’heure à laquelle nous nous sommes tous réuni à notre point de départ. Après que Monsieur Pleeck ait prit les présences et nous ait dit quelques mots, il est temps pour nous de rentrer chez soi.
Finalement, cette sortie nous a permis de constater que Molenbeek n’est, certes, pas une commune sans problèmes mais que les médias ne se focalisent principalement que sur les côtés négatifs de celle-ci. De ce fait, nous avons appris qu’il ne faut pas avoir de préjugés et d’aller voir de nous-mêmes si les propos de la presse sont bien fondés.
C-F-G-V